Avec les 0-3 ans

Un week-end en Brière avec un bébé en poussette

  • Âgedès 3 mois
  • LieuParc de Brière
  • Durée2 jours
Un week-end en Brière avec un bébé en poussette

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Le premier samedi où nous avons osé sortir de la ville avec notre cadet, il avait quatre mois et dormait par tranches de quarante minutes. Nous cherchions un endroit où le sol reste plat, où l’on peut s’arrêter n’importe où sans gêner personne, et où une mauvaise nuit ne gâche pas tout. La Brière, à une heure environ de Nantes, a coché toutes ces cases, et nous y retournons chaque année.

Y aller depuis Nantes

En voiture, il faut compter une heure environ depuis Nantes pour rejoindre le cœur du Parc naturel régional de Brière, du côté de Saint-Joachim ou de Saint-Lyphard. Le trajet est court, ce qui compte beaucoup avec un bébé : on le cale juste après la tétée du matin, et il s’endort souvent avant la voie rapide. Nous évitons de partir à l’heure de la sieste du midi, car un réveil en voiture se paie pendant des heures.

Sans voiture, c’est possible mais moins confortable. Le train mène à Saint-Nazaire en une heure environ, puis il faut un taxi ou une location pour entrer dans le parc. Avec une poussette, un porte-bébé et un sac de change, nous préférons la voiture pour ce week-end précis.

Samedi : l’eau, les roseaux, des pauses à volonté

Nous arrivons vers dix heures et nous commençons par la promenade la plus simple : les abords de l’île de Fédrun, un village de chaumières bâti autour de ses canaux. Le sol y est dur, la poussette passe sans effort, et chaque rue débouche sur un coin d’eau où l’on peut s’asseoir. Notre aîné, qui avait alors trois ans, comptait les barques ; le bébé regardait les reflets sur le plafond de la capote.

Vers onze heures et demie, c’est la pause tétée sur un banc, puis nous marchons encore trente minutes sur un chemin de digue. Les chemins le long des canaux sont plats mais parfois sans garde-corps : avec un enfant de deux ou trois ans qui court, nous gardons la main sur lui et nous évitons les berges. Le bébé en porte-bébé ventral est plus sûr que la poussette sur les portions un peu étroites.

Le déjeuner se prend tôt, vers midi, dans un village ou en pique-nique sur une aire aménagée. Ensuite, retour à l’hébergement pour la sieste. Cette coupure est le secret du week-end : sans elle, la fin de journée tourne aux pleurs. Nous marchons rarement plus de deux heures cumulées, pauses comprises.

L’après-midi, selon l’humeur, nous faisons une courte sortie en barque à fond plat avec un passeur du parc. Il faut vérifier à l’avance que les gilets existent en taille bébé, ce qui n’est pas toujours le cas ; nous avons déjà renoncé à une sortie pour cette raison, sans regret. Sinon, une balade à la tombée du jour au bord du marais suffit : les oiseaux rentrent, la lumière est douce, et un tout-petit y reste souvent attentif plus longtemps qu’on ne l’imagine.

Dimanche : plus court, plus lent

Le dimanche, nous ne programmons qu’une seule chose. Souvent, c’est la visite d’un village voisin comme Kerhinet, avec ses chaumières alignées et ses ruelles tranquilles. La poussette y roule bien, et le temps passé à regarder les animaux de ferme voisins plaît à un enfant de trois ans. Une demi-heure sur place, une heure de marche tranquille, un goûter, et c’est fini.

Nous gardons le reste de la matinée pour ne rien faire de précis : lire sur une terrasse, laisser l’aîné sauter dans les flaques si la météo l’a permis. Quitter les lieux avant quinze heures nous évite les files de retour du dimanche soir.

Où dormir : le choix du type d’hébergement

Pour un week-end avec un bébé, nous cherchons une chambre d’hôtes ou un gîte dans un village du parc, plutôt qu’un hôtel en bord de route. Un petit logement avec une pièce séparée du couchage permet de parler et de manger pendant que le bébé dort. Le côté de Saint-Joachim ou de l’île de Fédrun convient bien, car on y rejoint les chemins à pied sans reprendre la voiture.

Nous demandons toujours à l’avance si un lit parapluie est fourni et s’il y a une kitchenette pour chauffer un biberon. Une nuit au calme coûte moins en énergie qu’un retour de nuit, alors nous réservons plutôt que d’improviser.

Le retour

Nous repartons vers seize heures, pour que le bébé dorme pendant la route. L’astuce : lui donner la dernière tétée ou le dernier biberon sur le parking, juste avant de démarrer. Le trajet de retour vers Nantes dure une heure environ, avec un arrêt possible sur une aire si ça pleure. Une fois à la maison, bain simple et coucher tôt : le bébé a besoin de se recaler, et nous aussi.

À savoir avant de partir

  • Prévoir une couche de vêtements en plus que pour la ville : l’humidité des marais refroidit vite le soir.
  • Emporter un anti-moustiques adapté à l’âge du bébé, après avis du pédiatre ou du pharmacien, car l’eau stagnante attire les insectes en été.
  • Prendre un porte-bébé en plus de la poussette : certains passages sont étroits ou en terre meuble.
  • Garder un deuxième jeu de vêtements pour l’aîné, qui finit presque toujours les pieds mouillés.
  • Vérifier la taille des gilets de flottaison avant de réserver toute sortie en barque.
  • Prévoir de l’eau et un goûter : les petits commerces ferment parfois en dehors de la saison.
  • Repérer la pharmacie et le centre de soins le plus proche de l’hébergement avant l’arrivée.

Les horaires et durées indiqués ici sont approximatifs : horaires et durées à vérifier avant le départ, notamment pour les sorties en barque et les transports.

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