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À onze et treize ans, nos enfants ne se laissent plus emmener n’importe où. Ils veulent un avis, une part de décision, et surtout pas l’impression d’être des « petits ». Le lac d’Annecy a eu l’avantage de proposer assez de choix pour que chacun y trouve son compte : nager, marcher, pagayer, ne rien faire sur un ponton.
Pourquoi le lac d’Annecy avec des préados
Les 10-14 ans cherchent de l’autonomie et de l’action. Le lac offre les deux : une piste cyclable qui le contourne en grande partie, des plages publiques, des loueurs de paddle et de canoë, et des sentiers qui montent vers des points de vue. Dans le cadre d’un camping, ils peuvent aussi gagner une forme de liberté : aller aux sanitaires sans nous, retrouver d’autres jeunes, rester un peu plus tard au bord du feu de l’emplacement voisin, à condition de respecter les règles.
Comment s’y rendre
- En train : depuis Lyon, il faut compter environ une heure cinquante jusqu’à Annecy, parfois avec un changement. Depuis Paris, le trajet est plus long, de l’ordre de quatre heures, selon la liaison.
- En voiture : environ deux heures depuis Lyon, un peu plus de trois heures depuis Genève selon la circulation, très dense en été.
Nous avons choisi le train puis un bus local jusqu’au camping : les préados aiment bien porter leur propre sac, cela fait partie du jeu.
Samedi : l’eau d’abord
Arrivée en fin de matinée, tente montée par tout le monde. Nous avons laissé les aînés choisir le coin de l’emplacement pour leur chambre. Après le déjeuner, direction une plage publique pour nager. L’eau est fraîche même en été, ce qui surprend les enfants et les réveille en une seconde.
En fin d’après-midi, location d’un paddle double pour une heure environ. Les consignes de sécurité sont simples : gilet obligatoire, rester près de la berge, ne pas s’éloigner sans adulte. Les préados ont adoré la sensation d’indépendance, tout en restant à portée de vue.
Gérer la fraîcheur du soir
Près d’un lac entouré de montagnes, la température chute vite après le coucher du soleil, même en août. Nous avions prévu des duvets adaptés, une couche de laine ou de polaire fine pour chaque enfant, des bonnets et des chaussettes chaudes. La règle que nous appliquons : on s’habille pour la nuit avant d’avoir froid, pas après.
Une bouillotte tiède, glissée au fond du duvet, a transformé la soirée d’une des deux enfants, qui supporte mal le froid. Un petit rituel de rien du tout, qui a évité plusieurs réveils.
Avec les préados, négocier plutôt qu’imposer : ils respectent bien plus une règle qu’ils ont contribué à fixer.
Où dormir : le camping de type nature
Autour du lac, les campings sont nombreux et parfois très fréquentés l’été. Pour un week-end calme, nous avons visé un terrain de taille moyenne, un peu à l’écart de la rive, avec des emplacements ombragés. Réserver tôt reste indispensable en haute saison, les places partent vite. Les emplacements les plus proches de l’eau sont les plus prisés, mais aussi les plus bruyants et les plus humides en soirée.
La tente à plusieurs chambres convient bien : les préados apprécient d’avoir un espace à eux, où ils peuvent ranger leurs affaires, écouter de la musique avec un casque, lire.
Dimanche : un sentier, puis le retour
Petit-déjeuner à huit heures, puis balade sur un sentier de montagne facile, d’environ deux heures aller-retour, avec un point de vue sur le lac. Nous avons choisi un parcours sans passage exposé, avec des pauses fréquentes, car certains préados se découragent vite s’ils ne voient pas l’intérêt. Une récompense simple à l’arrivée, un goûter au sommet, fait toute la différence.
Retour au camping pour le démontage, puis départ en début d’après-midi, avec une dernière baignade dans le lac avant la gare.
Ce que nous retenons
- Laisser les préados décider d’une partie du programme.
- Prévoir des vêtements chauds même en plein été.
- Poser des règles claires sur l’eau et les déplacements autonomes.
- Garder du temps libre : l’ennui est parfois leur meilleure activité.
Le téléphone, sujet de négociation
À cet âge, le sujet revient forcément. Nous avons convenu à l’avance qu’il servirait pour les photos, la musique et les appels, mais pas pendant les repas ni les balades. Les préados ont accepté plus facilement une règle expliquée avant le départ qu’une interdiction posée sur le moment. Sur le sentier, personne n’a regardé son écran : le paysage et la fatigue ont fait le reste.
Les repas
Nous avons demandé à chacun de choisir et de cuisiner un repas. Le plus grand a préparé des pâtes sauce tomate, la plus jeune une salade de fruits. C’est une façon simple de les impliquer, et ils mangent mieux ce qu’ils ont préparé.
À savoir avant de partir
- Réserver le camping et, si besoin, les locations de paddle ou de canoë à l’avance.
- Vérifier la météo en montagne, qui change vite.
- Emporter des gilets de sauvetage à la bonne taille, même pour de bons nageurs.
- Prévoir des duvets adaptés aux nuits fraîches et des vêtements chauds.
- Convenir d’un point de rendez-vous et d’une heure limite pour les sorties autonomes.
- Emporter une batterie externe pour les téléphones.
Horaires et durées à vérifier avant le départ : les trajets de train et les activités nautiques varient selon la saison.


