Avec les 10-14 ans

Descendre les gorges de l’Ardèche en canoë avec des préados, une nuit au bivouac

  • Âgedès 10 ans
  • LieuGorges de l'Ardèche
  • Durée2 jours, 1 nuit
Descendre les gorges de l'Ardèche en canoë avec des préados, une nuit au bivouac

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À la sortie de Vallon-Pont-d’Arc, la rivière s’élargit et le courant prend les pagaies en charge. Nous sommes quatre dans deux canoës, Inès, douze ans, à l’avant du premier, son frère de neuf ans avec nous dans le second. C’est la descente des gorges de l’Ardèche en deux jours, avec une nuit en bivouac au bord de l’eau, et c’est probablement l’une des sorties qui a le plus rapproché notre fille préado de nous.

Pourquoi le canoë convient aux 10-14 ans

Un préado qui sait nager et tient une pagaie peut vraiment participer : il choisit la trajectoire, donne le rythme, lit l’eau. Dans un canoë à deux, l’enfant n’est pas passager. Nous avons laissé Inès à l’avant, là où l’on voit les remous, et elle a pris le rôle avec sérieux. Nous avons rappelé les règles de base avant de partir : gilet bouclé en permanence, interdiction de se lever, pas de bousculade dans les passages vifs.

Avant de réserver, nous avons vérifié les conditions du loueur : âge minimum, test de nage éventuel, nombre de places par embarcation, et durée de la descente proposée. Pour une première, nous avons préféré un loueur qui fournit des bidons étanches, un briefing sur place et une assistance au retour.

Y aller

Depuis Lyon, comptez deux heures environ de route pour rejoindre Vallon-Pont-d’Arc, par la vallée du Rhône puis les routes ardéchoises. Depuis Montpellier ou Avignon, la durée est un peu inférieure à trois heures, selon la circulation estivale. La voiture est le plus simple, car les loueurs organisent la navette entre le point d’arrivée et le départ, et l’on récupère ainsi son véhicule en fin de parcours. Nous avons laissé notre voiture à la base du loueur, qui nous a ramenés en minibus vers l’embarquement.

Samedi : la descente, étape par étape

Nous avons embarqué en milieu de matinée. Les premières heures sont tranquilles, avec quelques passages de petits rapides que les enfants adorent, faciles quand on suit l’eau la plus verte. L’arche du Pont d’Arc arrive vite, et ce moment, où l’on glisse sous la grande voûte naturelle, reste le temps fort de la descente pour les enfants comme pour nous.

Notre rythme : environ une heure de pagaie, un arrêt sur une plage de galets, un goûter, une baignade pour ceux qui le souhaitent. Nous avons gardé l’œil sur l’heure d’arrivée au bivouac, car dans les gorges les fins de journée tombent tôt derrière les falaises. À la mi-journée, un pique-nique sur un banc de sable a offert une pause que les enfants ont mise à profit pour construire des barrages de cailloux.

Un conseil de terrain : les enfants fatiguent plus vite en canoë qu’on ne le croit, surtout par chaleur. Nous avons alterné les places, laissé un enfant se reposer à l’avant en scrutant l’eau, et rappelé de boire avant d’avoir soif.

La nuit en bivouac

Les gorges de l’Ardèche sont une réserve naturelle, et le bivouac y est encadré. Il s’effectue dans des aires de bivouac définies le long de la rivière, à réserver à l’avance, parfois gérées par un organisme local. Nous avons choisi une aire sur un banc de sable, avec un coin pour les tentes, des toilettes sèches. Pas de feu de camp, un réchaud pour le repas. La nuit y est très calme, avec le bruit de l’eau et des grillons, et un ciel étoilé quand la météo s’y prête.

Les enfants ont aidé à monter les tentes, trié les bidons étanches, préparé le dîner. Le sac de couchage étant resté au sec dans un bidon, la nuit s’est bien passée. Si l’idée du bivouac vous semble trop engagée, un camping de bord de rivière, hors gorges, fait un très bon compromis.

Dimanche : la suite de la descente

Le deuxième jour, la descente se poursuit jusqu’au point d’arrivée convenu avec le loueur. Les muscles ont mal aux épaules, mais l’ambiance est différente : les enfants connaissent maintenant leur canoë. Nous avons laissé Inès choisir les passages et donner le tempo, ce qu’elle a fait sans mot dire. Elle a même proposé de pagayer plus vite à un moment, avant de s’arrêter d’elle-même lorsqu’elle a senti le courant plus fort.

Plusieurs arrêts sont possibles en route : les falaises, quelques grottes accessibles, des plages. Nous avons écourté un arrêt sur l’une d’elles, car le temps se couvrait et nous voulions arriver avant l’orage. Un orage dans les gorges peut faire monter l’eau, il faut regarder le ciel tôt.

Le retour

La navette du loueur nous a ramenés à notre point de départ. Nous avons repris la route vers Lyon en fin d’après-midi, avec des vêtements encore humides dans un sac. Trajet de retour de deux heures environ, avec une halte pour manger. Les enfants se sont endormis presque aussitôt.

À savoir avant de partir

  • Vérifier l’âge minimum et les conditions de nage du loueur, qui varient.
  • Réserver le bivouac et la navette à l’avance, surtout l’été et les week-ends.
  • Gilets de sauvetage bouclés en permanence, y compris dans les passages calmes.
  • Prévoir des chaussures qui tiennent aux pieds et peuvent se mouiller, de la crème solaire, un chapeau.
  • Emporter vêtements de rechange et sac de couchage dans des bidons étanches fermés.
  • Se renseigner sur le niveau de l’eau avant le départ et ne pas partir en cas d’orage annoncé.
  • Pas de feu de camp, emporter ses déchets.

Horaires et durées à vérifier avant le départ auprès du loueur et de la réserve naturelle.

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