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Après la balade, un soir d’été, nous avons trouvé une petite tique accrochée derrière le genou de notre fils de sept ans. Rien de dramatique, mais ce moment nous a poussés à mettre en place une routine simple, que nous appliquons désormais à chaque sortie en forêt. Voici comment nous organisons un week-end en forêt de Fontainebleau en pensant aux tiques, sans en faire une angoisse.
Comment y aller
Depuis Paris, le train de la gare de Lyon dessert Fontainebleau-Avon en 40 minutes environ. De là, un bus ou un taxi mène au centre de Fontainebleau, et une partie des sentiers se rejoint à pied depuis la ville. En voiture, il faut compter 1 h environ selon la circulation. Pour un week-end avec de jeunes enfants, nous privilégions le train quand le programme reste proche de la ville, car cela évite la fatigue du retour sur la route.
Comprendre le risque sans dramatiser
Les tiques vivent dans les herbes hautes, les sous-bois humides, les lisières. On en croise surtout au printemps et à l’automne, mais elles peuvent se rencontrer une grande partie de l’année. Elles peuvent transmettre des maladies, dont la maladie de Lyme, c’est pourquoi il vaut mieux s’informer auprès d’un professionnel de santé ou des sites officiels de santé publique. Notre objectif est simple : limiter les contacts et vérifier systématiquement.
Avant la sortie
- Vêtements longs et clairs, pour repérer plus facilement une tique.
- Chaussettes remontées sur le bas du pantalon, un geste peu élégant mais efficace.
- Cheveux attachés, casquette pour les plus petits.
- Un répulsif adapté à l’âge, après avis d’un pharmacien. Les produits ne sont pas tous autorisés chez les jeunes enfants.
Pendant la sortie
Nous restons au milieu des chemins, nous évitons de nous asseoir dans les hautes herbes et nous expliquons aux enfants pourquoi. Une consigne comprise vaut mieux qu’un interdit : « Les tiques attendent dans l’herbe, alors on reste sur le sable et les cailloux. »
Après la sortie
C’est le moment clé. Dès le retour, nous inspectons chacun, en insistant sur les zones chaudes et fines : derrière les genoux, aux aisselles, à l’aine, dans le cou, derrière les oreilles, sur le cuir chevelu. Nous le faisons au moment du bain, avec un jeu pour les petits, et le soir même.
Si nous trouvons une tique
Nous utilisons un tire-tique, vendu en pharmacie, plutôt que nos doigts. On saisit la tique au plus près de la peau, on tire doucement en tournant, puis on désinfecte. Nous notons la date et l’endroit. Si une rougeur s’étend ou si de la fièvre apparaît dans les semaines suivantes, nous consultons un médecin. Pour tout doute, un coup de téléphone à un professionnel vaut mieux qu’une recherche sur internet.
Samedi : la forêt côté rochers
La forêt de Fontainebleau est célèbre pour ses blocs de grès, parfaits pour les enfants. Nous choisissons un secteur de chaos rocheux, comme celui des Gorges de Franchard, où le sable domine et où l’herbe haute est plus rare. Environ deux heures de balade, avec escalades faciles et pique-nique sur un rocher. Les enfants grimpent, nous les accompagnons, et les risques de tiques restent faibles au milieu des zones minérales.
L’après-midi, nous visitons le château de Fontainebleau, à l’abri, pour alterner avec la forêt. C’est aussi une manière de laisser les enfants se reposer des jambes.
Où dormir
Nous cherchons un hébergement simple, à Fontainebleau même ou à Avon, dans un quartier proche de la gare et du château. Cela évite de reprendre la voiture et permet de faire la fameuse inspection du soir dans de bonnes conditions, avec une salle de bain et de la lumière.
Dimanche : le marché et un sentier court
Le matin, nous prenons le temps d’un petit déjeuner calme, puis d’une balade d’une heure environ en lisière de ville, sur chemin large. Nous évitons les fourrés. Avant de repartir, nous refaisons un contrôle rapide des vêtements et des cheveux, car certaines tiques se découvrent le lendemain.
Le retour
Retour à Paris par le train en fin d’après-midi. À la maison, nous mettons les vêtements au lave-linge, dès que possible, et nous procédons à une dernière vérification pendant le bain. Les jours suivants, nous restons attentifs à toute rougeur ou fatigue inhabituelle.
Parler des tiques aux enfants
Nous avons choisi d’expliquer plutôt que d’effrayer. Notre fille de cinq ans a compris que l’inspection du soir fait partie de la journée, comme se laver les mains avant de manger. Nous lui montrons à quoi ressemble une tique, minuscule et sombre, et nous lui demandons de nous prévenir si elle sent un petit point qui gratte. Cette participation change l’ambiance : le contrôle devient un jeu de détective plutôt qu’une source d’inquiétude, et les enfants gardent le plaisir de la forêt.
À savoir avant de partir
- Âge conseillé : dès 3 ans pour les sentiers faciles, avec une vigilance particulière chez les plus jeunes.
- Prévoir un tire-tique dans la trousse, et savoir s’en servir avant d’en avoir besoin.
- Vérifier le calendrier vaccinal des enfants avec un médecin, notamment pour la région visitée.
- Consulter les informations de santé publique actualisées avant de partir.
- Rester sur les chemins et éviter de s’asseoir dans les herbes hautes.
- Horaires et durées à vérifier avant le départ, notamment pour les trains et les visites.
Ces conseils relèvent de notre expérience et ne constituent pas un avis médical. En cas de doute, il faut s’adresser à un professionnel de santé.


