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Le sentier monte en lacet dans la pelouse, le cratère du Puy Pariou s’ouvre sous nos pieds comme un grand bol vert, et Nils, douze ans, s’arrête pile au bord. Il ne dit rien pendant un moment. Dans la chaîne des Puys, au-dessus de Clermont-Ferrand, un week-end de marche entre volcans éteints suffit à intéresser un préado, qui se rend compte qu’il marche réellement sur un ancien volcan.
Un terrain qui parle aux 10-14 ans
Ce qui fonctionne dans cette chaîne, c’est la lisibilité du paysage. Les cônes sont bien dessinés, on voit les cratères, on distingue les coulées de lave refroidie. Nous n’avons pas cherché à faire un cours : nous avons montré, posé quelques questions, laissé Nils et sa sœur de dix ans formuler leurs hypothèses. « C’est quoi, cette pierre noire et trouée ? » Nous avons répondu simplement : de la lave refroidie, pleine de bulles de gaz. Cela suffisait.
La randonnée reste accessible : des sentiers balisés, des montées régulières, des points de vue fréquents qui servent de récompense. Elle convient à des enfants qui marchent déjà une demi-journée sans problème.
Y aller
Clermont-Ferrand est notre base. Depuis Lyon, comptez deux heures environ de route ; depuis Paris, un train direct existe, d’une durée de trois heures et demie environ, à vérifier. Sur place, une voiture est très utile pour rejoindre les départs de sentiers sur la route qui monte vers le Puy de Dôme. Nous avons pris celle de la famille et nous sommes partis vendredi soir pour dormir à proximité de Clermont.
Samedi : les cratères
Nous avons choisi une boucle entre le Puy Pariou et le Puy de Dôme, avec un départ en matinée. La montée au Pariou prend un peu moins d’une heure environ, puis on peut faire le tour du cratère, ce que les enfants ont adoré : marcher en équilibre sur l’arête, sentir le vent, regarder à la fois le dedans et le dehors du volcan. Nils a voulu descendre un peu dans la pente herbeuse, nous l’avons laissé sur quelques mètres, avec les consignes habituelles de respect du sentier.
Le pique-nique s’est fait au pied d’un cône, sur une pelouse abritée du vent. Nous avions apporté des fruits secs, du fromage et du pain, plus quelque chose de sucré, car les préados ont des besoins de carburant soudains. L’après-midi, nous avons poursuivi vers le Puy de Dôme, dont le sommet domine tout le paysage. Le dernier tronçon demande de l’endurance, et nous avons encouragé sans insister. Nils a fini en tête, sa sœur la dernière, fière.
Au sommet, on découvre la chaîne des Puys alignée du nord au sud, ses cônes verts, ses trous de cratères. Nous avons regardé les parapentes, qui décollent souvent de là. Les enfants ont voulu tout savoir sur leur fonctionnement, ce qui nous a fait rester plus longtemps que prévu. Cela ne nous a pas dérangés.
Dormir près du volcan
Nous avons passé la nuit dans un gîte de campagne sur les hauteurs de Clermont, dans un village avec vue sur la chaîne. Un camping de la région ou une chambre d’hôtes dans un bourg de la plaine conviennent aussi. Ce que nous cherchions : un endroit calme, des lits pour quatre, une cuisine commune. Le soir, nous avons joué aux cartes en regardant la nuit tomber sur les volcans. Réservation à l’avance recommandée en été.
Dimanche : volcan d’un autre type
Le dimanche, nous avons changé de registre pour ne pas lasser. Plutôt que de remonter sur un cône, nous avons visité les environs en voiture avec une courte marche vers un lac de cratère, le lac Pavin, dans le massif du Sancy. L’eau y est sombre et profonde, entourée de forêt, et le sentier fait le tour sans difficulté. Les enfants ont lancé des cailloux dans l’eau, écouté les oiseaux, parlé de ce qu’ils voudraient faire plus tard. Nous les avons laissés parler sans les relancer.
Si vous préférez rester dans la chaîne des Puys, une deuxième boucle plus courte sur un autre cône offre le même plaisir, avec moins de route.
Le retour
Retour vers Lyon en fin d’après-midi, deux heures environ, avec les chaussures pleines de poussière rouge. Dans la voiture, Nils a demandé s’il existait d’autres volcans comme celui-ci en France. Nous lui avons promis de chercher ensemble le week-end suivant. Un projet est né sans que nous ayons à le provoquer.
À savoir avant de partir
- Consulter les conditions d’accès au Puy de Dôme et aux sentiers de la chaîne, qui peuvent être réglementés en période de forte fréquentation.
- Rester sur les sentiers balisés : les pentes de cratère s’érodent vite.
- Prévoir de l’eau en quantité, car peu de points d’eau sur les crêtes, et un chapeau en été.
- Coupe-vent et couche chaude : le sommet est souvent plus frais et ventilé.
- Chaussures de randonnée, la roche volcanique est irrégulière et abrasive.
- Réserver l’hébergement à l’avance en été.
- Consulter la météo, les orages sont violents sur les sommets.
Horaires et durées à vérifier avant le départ, ainsi que les conditions d’accès des sites naturels.


